Toxine botulinique de type A

31 octobre 2016, par UVA L.

1 - INTRODUCTION

La toxine botulique est une protéine neurotoxique produite par Clostridium botulinum, bacille anaérobie à Gram+ produisant des spores, dont l’habitat naturel est le sol. Elle provoque une paralysie musculaire par blocage de la libération d’acétylcholine au niveau de la jonction neuromusculaire des muscles striés, inhibant ainsi la transmission de l’influx nerveux à travers la synapse vers la plaque motrice. La toxine botulique de type A (BoNT-A) constitue le plus puissant des sept sérotypes de la toxine, désignés par les lettres A à G (A, B, C [C1, C2], D, E, F et G) [1]. Les différents sous-types sont structurellement et fonctionnellement similaires, mais ils diffèrent sur des points importants, notamment l’efficacité en termes de paralysie musculaire, la durée des effets, l’affinité spécifique pour la cible, et la localisation du complexe toxinique dans la chaîne d’acides aminés [2]. Cependant, seuls les sérotypes A et B sont disponibles dans le commerce pour une utilisation clinique chez l’être humain.

La toxine de type A a été utilisée pour la première fois en clinique dans le traitement du strabisme, du blépharospasme, du spasme hémifacial et de la dystonie [3, 4]. Quelques années plus tard, le Dr Jean Carruthers, chirurgien oculoplastique à Toronto, a remarqué que les patients traités par toxine botulique pour une dystonie faciale présentaient une amélioration au niveau des rides de la glabelle [5]. Grâce à ses effets rajeunissants, la toxine botulique est devenue incontournable dans le traitement des rides hyperfonctionnelles du visage.

La BoNT-A a été homologuée en 2002 par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour le traitement des rides faciales, et elle s’est depuis révélée être une modalité thérapeutique simple, efficace et très répandue. Au cours de ces dernières décennies, elle a révolutionné le traitement esthétique des effets du vieillissement sur le visage.

Pour le traitement des rides au niveau du tiers supérieur du visage, la BoNT-A est inégalable, et elle produit des résultats bien décrits, visibles et prévisibles. Les rides du front, de la glabelle et de la patte d’oie correspondent aux zones du visage les plus fréquemment traitées [6, 7]. Ces dernières années, la BoNT-A a été de plus en plus utilisée dans la partie inférieure du visage et au niveau du cou, pas seulement parce qu’elle a fait preuve de son efficacité et de sa sécurité d’emploi pour les indications de la partie supérieure du visage, mais également parce que l’on s’est rendu compte que l’hyperactivité musculaire (en plus de la perte de volume) contribuait à l’aspect esthétique des parties médiane et inférieure du visage et du cou.

En esthétique faciale, les injections de toxine botulique se sont imposées comme une modalité non chirurgicale indépendante pour le rajeunissement et la rééducation du visage, mais elles peuvent également être combinées, en toute sécurité, avec d’autres procédures invasives et mini-invasives, comme l’administration de produits de comblement et le laser, afin d’optimiser les résultats esthétiques.

2 - LIEN UTILE

Dermato-info : La toxine botulique (Botox)

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